© 2019 par mac guffin kollectif

 

Prélude à la blonde

 Prélude à la blonde raconte l’histoire d'une chanteuse, un personnage inspiré de la vie réelle et  romancée d’icônes cinématographiques des années 40. La pièce se construit autour d’un univers   féminin plongé dans l’ambigüité de ses origines allemandes et de son rapport à la réalité. 
 Pétries d’ambivalence, la gestuelle et la mise en scène mettent en lumière la tension, la quête du   souvenir et de la trace, mais aussi le moment du « passage » entre deux réalités. 

 

Le doppelganger, le mythe du double et la simultanéité

Dans son appartement, au début des années 40, une femme errante respire, coincée entre le réel et des souvenirs qui s’écoutent. Elle vit et habite ses quelques effets, accompagnée d’une radio qui lui raconte une existence où tout peut sembler illusion. Dans cet endroit perdu sur la terre américaine et loin de son pays allemand, tout a vaguement un gout de fumée... celle de cette grande guerre qui gronde, et celle des cabarets… où là aussi tout peut s’évaporer. Et pourtant, elle chante… ou peut être bien qu’elle ne fait
qu’imaginer et se souvenir.
La musique, les voix, et le bruit des avions se mêle à ses songes, comme autant de lueurs et de souvenirs sonores qui savent rassurer, ravir ou assombrir... toujours ambivalents. Accompagnée de ses "petites ombres", pour trouver cette petite musique qui l'aidera à se rappeler…


Les points de recherches de la pièce nous mènent vers le mythe du double et vers la construction des espaces et des situations entre segmentation et simultanéité. Le mythe du Doppelgänger est également une source dominante (le double fantomatique en allemand). Dans la pièce, nous utilisons cette référence et ce rapport à sa propre image à peine visible mais étrange, l’image elliptique, le rapport entre la notion du fantôme, la présence étrangère et ressentie et sa propre ombre.

Le fil rouge s’articule autour de la quête du souvenir sonore, notre personnage dans ses diverses réalités cherche et recherche des traces de son passé cristallisé dans des chansons et des airs perdus… entre son Allemagne d’origine et sa terre d’accueil, américaine. Les univers se croisent, s’entremêlent, s’accélèrent pour aboutir au basculement des réalités.
Les questions des origines et de l’identité ainsi que de la frontière (qu’elles soient symboliques ou géographiques) sont également au cœur de notre personnage.

 
 

DISTRIBUTION

avec Anais Vergez - Prunellia Maury - Laure Buathier

maquillage Mélanie Benetier

musique Philippe Gordiani coiffes Elsa Fontange

lumière Lili Brik  

chorégraphie & mise en scène Susanne Simon

durée 55 min

 
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