© 2019 par mac guffin kollectif

 

Les furieuses

 Une île habitée. Une île que l'on n'avait encore jamais trouvée. Un petit bout de terre, au milieu   de tout ce bleu. Un endroit émergé, qui arrive comme une évidence, comme une survivance. 

 Qui abrite et porte une poignée de réchappées. Hôtes étranges d'étranges alentours. 

 Cachées ou dissimulées, proies ou chasseuses, enfermées ou bien retirées... Entre deux. A   la fois images troublantes, délicates et fragiles, elles avancent et courent, fuient ou poursuivent   avec une énergie primaire. Féroces, et acharnées. Elles sont furieuses. De l'ultime. Terrifique   et lumineux. 

 

L'île aux furieuses, lieu imaginaire, utopie féminine

La pièce est née d’une mythologie imaginée, L’île aux Furieuses, inspirée des contes et légendes du nord de l'Europe. L’ile aux Furieuses raconte l’histoire d’un peuple de femmes. Elles s’incarnent dans une intemporalité. On les retrouve dans le réel, ici et maintenant. Elles pourraient exister à n’importe quel moment.
Elles incarnent la fureur, au sens d’une énergie de vie forte et parfois dure, toujours ambigüe, souvent douce mais aussi fulgurante. Traversées de quotidienneté et de déchainement ultime. Il y règne à la fois une étrange sérénité, de l’urgence et du danger.
La fureur n’est ici ni un égarement de l'esprit, ni une frénésie.
C’est une énergie, au sens ce qui bouge, du moteur qui fait avancer, qui se débat, ou simplement décide. Celle qui permet de prendre avec soi son existence et la porter là où notre énergie nous bouscule.
Ici, sur cette île, elles sont Furieuses… à cause de ce petit dépassement insaisissable. Furieuses par ascendance.

Les Furieuses racontent un unisson, une petite utopie de "l'ensemble". Elles fonctionnent ici comme un "peuple". Une énergie commune, une seule et même « bulle », une seule et même fureur, formée de 4 individualités. Elles sont à l’unisson, entre tension et abandon. Parfois lascives, faussement calmes, parfois mécaniques ou puissantes. Elles peuvent être inquiétantes. Elles sont « sur le fil ».
Les furieuses racontent un chemin. Une histoire qu'elles "tracent" de leurs gestes, de leur ténacité et aussi de leurs déséquilibres, failles et fragilités. Elles cherchent à se souvenir, alors elles écoutent. Et pour avancer ensemble, elles « s’écoutent ». Et nous emmènent sur leur île, de l’abri, au souterrain et à la falaise.
Sans jamais nous montrer où se trouve le danger. Ni quand terminera cette course.
Il y a finalement bien un souvenir qu’elles dénichent. Mais sans délivrer de certitude, rien n’est jamais vraiment apaisé sur l’île aux furieuses. Les plages sont pleines de fils et montrent des orages mirifiques et terrifiants.

 

DISTRIBUTION

avec Prunellia Maury - Laure Buathier - Anita Mauro - Susanne Simon

musique Philippe Gordiani - costumes Marion Thouroude
structure métallique Loic Charbonneau

lumière Lili Brik  

chorégraphie & mise en scène Susanne Simon

durée 1h

 
 
  • White YouTube Icon
  • White Facebook Icon