© 2019 par mac guffin kollectif

 
 

Miguelito Tiempocuanto empereur des buissons argentés

Et si par malchance, au milieu de la carence, il n’était pas possible de se rappeler l’absence 

Et l'immortalité dans tout ça. Si demain l'un d'entre nous devenait infini, que lui demanderions-nous de faire, de sauvegarder, d'être. Serait-il ou elle enclin à nous écouter, à porter le fardeau de notre "éphémérité" ?

Et bien soit. Racontons en scène cette idée, laissons les philosophes derrière nous pour une fois et donnons la parole aux penseurs des sciences et des fictions. Racontons (peut être pour la première fois de la sorte) la scène en roman d'Asimov et C.Clarke. Que cette histoire de cœur atemporel donne aux amis de Beckett des airs de de K.Dick.
Voilà l'idée, bougeons les lignes et les dogmes, l'immortalité doit pouvoir nous encourager à essayer.

Une pièce de théâtre de science-fiction
Un univers onirique, voyageur et utopique

Dans l’idée toujours très forte de raconter des histoires de voyageurs, Miguelito vient concrétiser le héros immortel qui traverse l’espace depuis des milliers d’années. Construire un ailleurs sur une autre planète, autour de personnages à la limite de l’humanité, c’est l’occasion de poser les questions du souvenir et du devenir dans une perspective folle qui permet au personnage d’aller flirter avec le réel. La mise en scène va chercher sans complexe le psychédélique et plonge les spectateurs dans un univers librement inspirée des iconographies SF des années 70.

Au fin fond de l'univers, un voyageur spatial, Miguelito des milliardmondes est parti dans une quête effrénée pour effacer la malédiction qui plane sur lui depuis bien longtemps maintenant. Armé de son audace et de sa hargne, il parcourt l'espace accompagné de son assistant personnel, ordinateur central de son vaisseau spatial, Samuel Betatonique. De planète en planète, il cherche la solution sans limites, sans loi, sans vergogne, à coups de pistolasers et de gammatronics. Habité par la vengeance et l'esprit des condamnés, Miguelito est prêt à tout pour y arriver. A jouer de sa vie et celle d'autrui jusqu'à que ce soit enfin fini. La solution la voilà enfin, se rendre sur Gouadal P622.

 

C'est là que le destin de nos compagnons reprendra le chemin qu'il n'aurait jamais du quitter.

 
 

EXTRAIT TEXTE

LE SOUVENIR

Si nous décidions pour une fois de lâcher notre leste, et d’affronter simplement le céleste. 

Si nous regardions enfin en face l’inexistence de nos essences, comme la solution de nos survivances. Si nous faisions la part belle à la chance et à notre absence.

Tous ensemble si on prenait ce temps au milieu de tous les instants, de retrouver nos yeux d’enfants et d’imaginer que sous ce banc, quelques réacteurs chargés à coup de bonheur nous arrachent à la fin à ce qui nous retient dans le noyau des chagrins.

Si pour une fois voir toutes ces fusées s’envoler vers l’immensité nous poussait à y aller sans nous retourner.

Et oui mes amis, regardez, regardez…

Il est temps de nous lancer face à l’adversité.

A nous les comètes, à nous les strasses d’une vie dans l’espace, à nous la chasse à la menace, les bivouacs d’étoiles en étoiles, les frasques des atmosphères perfides qui sillonnent nos scaphandres et nos chances ; à nous les basques au milieu de voiles astrales, les pulsars qui nous ramènent à jamais dans nos traces et nous menacent de leurs dards.

A nous l’aventure, la vraie, celle qui nous tient éveillé même à demi mortifiés, la tête en avant à tout faire pour changer et repousser nos peurs et nos ardeurs.

A nous les amis,

à nous de tout recommencer.

La solution est en bas, à portée, là à côté.

Soyons de ceux dont on suit les pas sur tous les reliefs des Trilliardmondes. Ecoutons ensemble tous les esprits d’ici à l’infini raisonner dans nos têtes.

Vous entendez ?

Ecoutez, les mots sonnent comme les flambeaux propulsant nos vaisseaux :

Allons-y-nous aussi ! 

Construisons nos histoires et soyons les cavaliers de nos bravades.

 

Escapades !

Roulades !

Fanfaronnades !

 

Racontons par paquet, racontons pour de bon.


Allons.

L’histoire commence comme elle s’est terminée.
Au coin d’une croisée sonique, sur Gouadal P622, unique planète d’une galaxie portée par le plus beau des soleils espérés : Elpida Achanés.

Un jour croyez-moi vous comprendrez.

 

Regardez comme elle brille cette surface… Regardez la refléter les ultraviolets passagers, les rayons gammas-premier et les ondes radio-électrisées par les habitants fantasmés de ce petit caillou bleu cendré…

 

Regardez,

Vous hésitez ?

D’ici on peut voir le jour se lever sur l’univers tout entier.

 

DISTRIBUTION

avec  Nicolas Guépin - Michel Le Gouis - Marine Demichel - Susanne Simon -  maquillage Mélanie Benetier

lumière Lili Brik    assistante mise en scène Tiffanie Deschamps

texte, scénographie & mise en scène Manuel Liminiana

durée 1h10

 
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