© 2019 par mac guffin kollectif

 
 

Au bout du bout
de notre monde

J'ai trouvé comment sauver le bout du monde et les trombes

- épisode 1 -

Comment le romantisme et l'onirisme humaniste peuvent s'emparer d'une question héliocentrique ouverte : Nous sommes au centre du monde des mondes, et si nous en trouvions les limites nous penserions enfin aux extérieurs ?

La ''fin des choses'' existe et la trouver nous porte-t-elle à vivre autrement ?

Les limites à l'humanité ne nous ont pas préparé à vivre le lendemain qui suit notre disparition. Très bien, alors il reste une solution et une seule aux yeux de Nicolas Surpainsac.

Qu'est-ce que notre humanité et comment la dépasser ?

Une utopie sensorielle et visuelle
un moment cocon sur le doute du monde et ses limites

Au détour d’un virage, après les rivières de mirages et les rages sales, il l’a enfin trouvé, le coin des souvenirs sages. Avec son allure de hasard, sa grande valise de cadre noir et son costard, il se tient debout. Face à son histoire. Nicolas Surpainsac arrive sans crier gare : Au bout du bout de notre monde.
Armé de science et de conviction, il tente avec d’autres autochtones, habitants d’utopie, de remettre en route, la fin des temps. Il faut tuer l’éternité pour voir l’horizon.
Nicolas Surpainsac enfin libre de tout tenter, pour sauver le bout du monde et les trombes. Nicolas seul, ou presque, à tenter de donner ce qu’il lui reste pour sauver l’éternité. Ici se cache, c’est sûr, un moyen pour protéger la limite vers l’autre côté, l’endroit où il faudrait toujours découvrir que les choses n’ont pas cessé de nous échapper.
C’est lui seul qui pouvait libérer à nouveau la perpétuité. Le voilà qu’il nous le dit enfin, le secret qu’il pense avoir trouvé pour nous sauver. Le monde doit recommencer pour exister.

Perdu dans un non lieu sensoriel et visuel, la pièce se passe dans un espace réduit, sur un petit bout de quai de bois qui part de cour pour aller à jardin. Sur le sol quatre chaises rivées et une boite de bois haute rectangulaire surmontée d'un vieux manège de chevaux en métal.

Les personnages y sont perdus dans le temps, dans un hors-monde qui fait appel aux années 50, 60 et 70. Un instant de rencontre entre artistes (comédiens, musiciens, danseuses) qui se livrent aux frontières de leur savoir-faire.
Nicolas Surpainsac, le héros, porte ses espoirs, certains seront déçus, d'autres seront porteurs, l'avenir doit pointer le bout de son nez. Comme une machine de forain dans laquelle on met une pièce pour avoir le droit à une prédiction, cette histoire fera feu de tout bois, elle prendra plusieurs chemins jusqu'à ce que le personnage trouve le bon. Au milieu de cette énergie, il donnera du sourire, peut-être des larmes mais toujours pour du "bon"... La tristesse a du bon, la joie a des larmes.

 

EXTRAIT

NICOLAS SURPAINSAC

C'est vrai.

On n’a pas toujours fait le tour du monde pour moi.

...

On n’a jamais cherché à me garder ou à m'accompagner...

Alors je me suis dit que peut-être... je pourrais essayer de sauver quelqu'un qui en vaudrait la peine.

C'est toujours mieux que se noyer à la traine.

...

En aidant le monde à exister je m'aidais à respirer.

(Rigolant tristement)
Bah...

C'est n'importe quoi vous trouvez pas...

(Un peu perdu et se reprenant)

Alors ! (Se saisissant de son carnet)

Quand on prend et reprend toutes les équations, il n'y a pas de doute.

Le bout du monde est passé par ici.

Quand on prend et reprend toutes les intentions, il n'y a pas de doute.

Si on veut survivre à ce que nous avons oublié, il faut sauver tout ça.

...

Ah ! Vous n'y croyez plus...?

Pourtant vous êtes ici ! Comme moi vous êtes venus !

Vous vous êtes battus pour trouver cet endroit.

Le monde derrière nous meurt chaque jour d'avoir perdu ses limites. Il ne sait plus vraiment ce qui le retient dans son cœur. Il avance aveugle et piétine les frontières.

Il ne regarde plus où il pose son derrière.

LES JUMELLES DU CHASSEUR DE VENT

Pourtant Nicolas...

Libre à nous de vouloir dialoguer avec le monde ? Vous ne croyez pas ?

Mais nous n'avons pas vraiment le droit de teinter ce qu'il est pour répondre à nos accents, à nos goûts, à nos envies.

On ne repeint pas sa clôture avec une couleur qu'on nous aurait choisi.

On y respecte notre intérêt.

Ici c'est pareil...

Le bout du monde se joue de nos permissions, il est réel en dehors de vous et de moi, en dehors de ce que nous pensons de nos évidences à son sujet.

Il est libre d'exister comme bon lui semble.

Il ne faut surtout pas chercher à ce qu'il nous ressemble...

Vous ne croyez pas...

Tout dépend de l'endroit d'où on regarde.

Il faudrait peut-être accepter que nos limites se construisent à partir de là où nous nous trouvons pour les contempler ;

Le sentier, la colline, le ressac, la mer, l'horizon... Notre sentier, notre colline, notre ressac...

(Ensemble)

Notre horizon...

 

DISTRIBUTION

avec Solène Angeloni - Nicolas Guépin - Susanne Simon - Romaric Delgeon
maquillage Mélanie Benetier

lumière Lili Brik    assistante mise en scène Tiffanie Deschamps

texte, scénographie & mise en scène Manuel Liminiana

durée 1h15

 
 
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