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Devant le camion

de fer noir bleu

 En 1943, bousculée par les soldats, Madame Apolonika laisse à la postérité, un coin d'histoire   à ne pas oublier et à raconter. Une page pour laisser exister ce qui a été effacé, par trop de   bruits, de doutes et d’empêchements. C'est une silhouette pas encore tout à fait dessinée qui   hérite de ces mots et de ces chansons. Les présences ainsi convoquées s'invitent pour   redonner à un homme et à une femme un petit morceau de leur éternité. 

 

Danse et théâtre, au cœur des années 40

Devant le camion de fer noir bleu… vient clôturer un travail de 3 pièces autour de la transmission et de l’hérédité en lien avec l’époque de la seconde guerre mondiale, Tomber des Nues, puis Prélude à la Blonde.

On y entre de façon plus directe avec l’arrivée du texte dit sur scène, qui raconte simplement cette histoire héritée. Nous y abordons la question du souvenir, le souvenir de famille, mais aussi le souvenir amoureux. Celui qui ne nous appartient pas mais qui prend parfois une bien grande place dans nos vies. Celui que l’on fantasme, que l’on romance pour lui donner du brillant. Et aussi celui qui donne une clé que l’on attendait. La notion existentielle de l’ascendance et la descendance revient donc ici, après Tomber des nues qui mettait déjà en scène la lignée et la trace laissée. Il est question dans cette pièce, de l’héritage, du bagage à porter, mais aussi du doute que fait naitre un amour « contre-patrie » dans un moment ou l’Histoire bouscule fortement. Il y est aussi question d’absence. De la présence fantomatique de celui dont il reste seulement la trace. Cette trace qui vit maintenant. Dans la suite de l’histoire, son prolongement.

 

EXTRAIT TEXTE

"J'ai appris il y a quelques temps, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs, à exercer un talent qui m'a été donné par le livre que j'ai trouvé au pied de mon pays, ce coin à moi que j'ai, parce qu'il était là quand je suis arrivé.Sur la première page il y était noté : A tous ceux que l'histoire à oublier de regarder, j'aime à croire qu'une autre saura y remédier."

 

Madame Apolonika

 

Quand on n’est pas habitué à simplement être là, c'est un joli don qui s'offre à vous de pouvoir être guidé dans ce qui n'a pas encore existé. Je crois que je vais commencer par raconter. C'est toujours mieux pour avancer.

DISTRIBUTION

avec Solène Angeloni - Susanne Simon

maquillage Mélanie Benetier - musique Michel Vallée
composition chansons et arrangements musicaux Solène Angeloni et Denis Fargeat
lumière Lili Brik - régie technique
Kevin Nicolini - costumes Gigi Esperanza 
texte Manuel Liminiana

chorégraphie & mise en scène Susanne Simon

durée 1h10

 
 
 
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